Les lieux à visiter a Djerba |
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El Borj El Kebir : Le Borj El Kébir (la grande forteresse) s'appelle aussi Borj Ghazi Mustapha ou encore fort espagnol. Sur les vestiges d'un ancien fort romain, Roger de Loria, amiral d'Aragon et de Sicile, construisit une nouvelle forteresse. Au milieu du XVe siècle, le sultan hafside, Abou Farès El Hafsi, complète la construction, qui est encore renforcée par le corsaire Dragut en 1557 et en 1560, par les Espagnols, qui y sont, la même année, assiégés et exterminés. De ses trois mille ans d'histoire, elle s'est constituée un patrimoine d'une richesse inégalable, qu'elle garde entre les remparts fortifiés de sa Médina. La Grande Mosquée , le musée archéologique, le Ribat et les Catacombes sont autant de sites historiques extraordinaires.
Le Fort est aujourd'hui ouvert aux visiteurs, qui peuvent y admirer les vestiges de son armement et se promener dans ses chemins de ronde, d'où une vue imprenable sur le port proche de Houmt Souk s'offre à eux. Horaires d'ouvertures Du (16/9 au 31/3) : 9.30 - 16.00 Tarifs 1,10 DT
El Ghriba
Pèlerinage a la Ghriba aux environs de l'île de Djerba Il y a bien longtemps en ces lieux encore désert, apparut une jeune femme d'une beauté et d'une distinction sans égales. De ses mains, elle éleva une cabane de branchages et se mit à y vivre seule. Sa modestie, sa réserve et son existence solitaire firent l'objet de l'étonnement de tous. Aussi l'appela-t-on bientôt "l'étrangère", "l'étonnante","l'extraordinaire", Ghriba en arabe. De fait son visage rayonnait de sainteté et nul n'osait forcer sa retraite ou éclaircir le mystère de sa vie. Un soir, les gens du village voisin virent des flammes s'élever au-dessus de la cabane, mais comme ils craignaient que l'étrangère ne fût occupée à des pratiques de magie et que la peur les paralyse il ne se trouva pas un seul parmi eux pour s'en approcher. Quand, enfin, quelques-uns résolurent d'aller y voir, la cabane n'était plus qu'un monceau de cendres, et au milieu des flammes qui rougeoyaient de leurs dernières lueurs, ils aperçurent la jeune femme étendue sans vie, mais, ô prodige, son corps et son visage étaient demeurés intacts, que le feu avait épargnés. Les villageois comprirent alors que l'étrangère était une femme sainte et pure. Ils se reprochent de ne l'avoir pas prise en charge et de ne l'avoir pas honorée comme ils l'auraient dû, bien pis, de ne s'être pas portés à son secours à l'heure du danger. S'étant consultés, ils décidèrent d'élever une synagogue sur les lieux du sinistre, avec le dessin d'obtenir son pardon. Et c'est en souvenir d'elle que la synagogue qu'ils édifièrent porte jusque de nos jours le nom de la Ghriba.
Une fois passé le portail impressionnant de la synagogue El Ghriba, le visiteur découvre des décorations somptueuses et des reliques religieuses d'une valeur inestimable (telle l'une des plus anciennes Thora au monde). L'actuel édifice, de construction assez récente, est une imposante construction de forme carrée, éclatante de blancheur, dressée au milieu des champs d'oliviers. Chaque année, à une date fixe, la synagogue El Ghriba accueille de nombreux pèlerins, venant rendre hommage à ce haut lieu du culte judaïque.
Horaires d'ouvertures De 7h à 18h, sauf pendant la prière du samedi matin Tarifs Entrée gratuite
Houmt Souq
Houmt Souq, la capitale de l'île, se dresse au centre de la côte nord. Ses 6 500 habitants dépendent étroitement du tourisme, l'autre source de revenus, plus traditionnelle, étant assurée par l'industrie de la pêche. La ville est assez compacte pour être visitée entièrement à pied. Son cour est le souk , qui consiste en un petit dédale d'allées étroites et de quelques petites places parsemées de cafés. Vous noterez les funduks , ou caravansérails, qui servaient à loger les caravaniers pour lesquels Djerba constituait une halte au temps des Ottomans. Ces habitations comprenaient deux étages autour d'une cour centrale : l'étage pour les marchands, le rez-de-chaussée pour leurs chameaux. Certains de ces funduks ont été transformés en hôtels, peu chers et excellents. Houmt Souq recèle également quelques monuments islamiques intéressants : la Zaouia de Sidi Brahim , qui contient la tombe d'un saint du XVIIe siècle ; la mosquée des Etrangers , aux multiples dômes ; la mosquée des Turcs , qui date du XVIIIe siècle et possède un minaret d'aspect ottoman. A 500 mètres au nord de la mosquée des Turcs s'élève le vieux fort , connu sous le nom de Borj Ghazi Mustapha, construit par les Aragonais au XIIIe siècle et agrandi au début du XVIe siècle par les espagnols. En 1560, il fut le théâtre d'un massacre : la flotte turque de Dragut passa la garnison espagnole par l'épée, puis empila les crânes des victimes sur le rivage à 200 m à l'ouest du fort. Cette macabre "tour des Crânes" ne fut démantelée qu'en 1848 par le bey de Tunis ; à sa place se dresse aujourd'hui un petit monument. Juste à l'ouest se trouve le port de pêche . Les pêcheurs utilisent de grands pots en terre cuite pour la gargoulette, technique de pêche au poulpe. Le grand enclos entre le fort et le port abrite le marché libyen , qui se tient le lundi et le jeudi ; les Libyens semblent toutefois actuellement préférer les marchés de Ben Guerdane. Djerba possède un seul terrain de camping (à Aghir, à 28 km de Houmt Souq), mais la capitale abrite une auberge de jeunesse. Les funduks sont des lieux à la fois agréables et intéressants. Les hôtels de catégorie supérieure se trouvent, quant à eux, le long de la zone touristique. Vous trouverez dans les rues de Houmt Souq de quoi vous nourrir quel que soit votre budget. La zone touristique et la péninsule de Ras Remel : La zone touristique recle coin nord-est de l'île, soit 20 km de long des plages de Sidi Mahres et de la Seguia , la plus belle plage de l'île. La péninsule de Ras Remel forme une proéminence au centre de la côte nord, à 10 km à l'est de Houmt Souq ; elle est connue pour les très nombreuses colonies de flamants roses qui s'y rassemblent en hiver.
Midoun : Deuxième plus grande ville de l'île, Midoun est réputée pour son marché très animé, qui a lieu le vendredi : fruits, légumes, poissons, poteries, paniers, nattes...
Cette oasis s'étend à mi-chemin entre Houmt Souq et Midoun, dans la partie la plus fertile de l'île. L'existence à cet endroit d'un puits artésien a permis le développement d'une agriculture oasienne traditionnelle, les grands palmiers fournaissant assez d'ombre pour des citronniers et pamplemoussiers, lesquels à leur tour protègent les autres cultures. On aperçoit les ruines d'immenses menzels (habitations typiques de Djerba), témoins de ce qui fut autrefois un bourg important. Les Villages Juifs : Hara Seghira /Erriadh : Hara Seghira (ou Erriadh), juste un peu à l'écart de la route Houmt Souq-Zarzis, était jadis un village exclusivement composé de juifs. Ceux-ci ayant émigré en Israël, sa population est désormais à majorité musulmane, mais le village a conservé plusieurs synagogues dont la plus importante est El-Ghriba ("L'Etranger"). Ce site est un lieu important de pèlerinage durant la Pâque , quand les juifs viennent rendre hommage au grand-maître talmudique Shimon Bar Yashai, qui y vécut il y a 400 ans. Le site de la synagogue El-Ghriba (ouvert au public moyennant une petite donation) date de 586 av. J.-C., et le sanctuaire contiendrait l'une des plus anciennes Torahs au monde. Hara Kebira :
Devenue Es-Souani, se trouve tout à proximité de Houmt Souk. Les habitations peu élevées se trouvent dominées par les cours des synagogues. Les murs de ces sanctuaires sont chacun percés de trois fenêtres. Les douze fenêtres symbolisent les douze tribus d'Israël. Guellela et ses musées
Vue pittoresque du minaret sur la ville de Guellela Au sud ouest de l'île se trouve Guellela, le village des potiers. Tous ses habitants s'adonnent à cet artisanat ancestral. Vases, gargoulettes, cruches jonchent le sol, le long de l'unique rue. Certains sont de couleur argile, d'autres sont d'une blancheur éclatante.
C'est seulement en 2001 que ce musée contemporain a été ouvert suite à une initiative d'un directeur d'école à Djerba. On y trouve également un café, restaurant, une petite galérie d'art et de souvenirs. Le musée est ouvert tous les jours de 9 à 19 heures, une visite pour pouvoir contempler le coucher de soleil du minaret est obligatoire pour les romantiques! Même les enfants qui n'aiment pas trop les musées s'y amuseront , soyez rassurés. On y trouve même des vrais chameaux de travaux et leur histoire. La mosquée de Guellela
MAHBOUBINE :
A 19 Km au sud de Houmt-Souk, l'un des plus beaux jardins de l'île, ce village est entouré de plantations d'oliviers, d'arbres fruitiers, et de vignobles. Sur la place du village, on peut admirer la mosquée El Katib (mosquée du Clerc) élevée au XIX e siècle, dotée d'un toit à dômes. Sédouikech
C'est un petit hameau aux maisons blanches couvertes de coupoles. Son marché se tient le mardi. On y trouve des objets en alfa et de la vannerie. Ajim
C'est le principal port de l'île. C'est l'embarcadère d'arrivée du bac du Jorf, voie de communication,en plus de la chaussée romaine entre l'île et le continent. C'est aussi un port de pêche, notamment aux éponges. El may :
On remarque une mosquée qui évoque une petite forteresse. C'est un sanctuaire représentatif des mosquées de Djerba.
Le musée des Arts et traditions populaires Le musée permet de découvrir les richesses folkloriques de l'île. La présentation des collections L'île de El Kantara
C'est le début de la chaussée romaine. A quelques kilomètres à peine au nord, on trouve les vestiges de l'antique Méninx, fondée dix siècles avant l'ère chrétienne. Les Phéniciens y ont établi des ateliers de pourpre. On y trouve les ruines d'une grande basilique chrétienne, des chapiteaux, des colonnes en marbre... Meninx Romain L'historien romain Pline nous apprend que Meninx existait pendant le premier siècle apr. J.C. Un kilomètre à l'intérieur, au Nord de la ville impériale nous avons identifié une vaste zone couverte de céramique datée du IIème.s. av. J.-C. Nous proposons que ce site représente la Meninx pré-romaine. Une stèle punique a été découverte à l'Ouest de cette ville. Elle pourrait indiquer l'emplacement d'un sanctuaire punique dans ces lieux. Le site de Meninx se situe à l'extrême Sud-Est de l'Île de Jerba. Il correspond à l'actuel Henchir El Kantara. Ses vestiges apparents s'étendent sur une longueur de deux kilomètres et une largeur maximale de 800 mètres environ. La prospection intensive du site a permis de reconnaître des thermes, un amphithéâtre, un théâtre, une basilique et une esplanade qui devrait être le forum (place publique) de la cité. Meninx était une ville opulente; en témoigne la diversité du marbre qui ornait ses constructions. Les archéologues ont identifié plusieurs types de marbres .
Dans la zone du forum, le sol du site est jonché de magnifiques restes architecturaux en marbre: bases de colonnes colossales, chapiteaux, architraves. Entrée gratuite L'île aux flamants roses : Cette presqu'île, au nord de Djerba, est la retraite des flamants roses.
Adresse : Pour arriver à l'île aux flamands roses, rendez-vous au port de pêche de Houmt Souk ; les pêcheurs y ont l'habitude d'emmener, à bord de leurs barques, les touristes visiter l'île
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